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Histoire et patrimoine
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Il y a 33 000 ans...
La grotte des Fées sur la commune de Châtelperron, a livré son secret en 1867, à l’occasion du chantier de chemin de fer.
Plusieurs centaines d’outils en silex et d’ossements, des défenses de mammouths de plus de 2 mètres de longueur, ont démontré que le site était à la pointe de la technologie il y a 33000 ans. Les derniers néandertaliens avaient leur habitat dans ce site caverneux.
Tout près du lieu de ces découvertes, Préhistorama présente, à l’aide de reconstitutions fidèles et de techniques sonores innovantes, la vie de ces hommes du paléolithique supérieur.
Grâce au concours de Alain Morala, paléontologue expérimental, de nombreux silex sont présentés, ainsi que les séquences vidéo de leur réalisation.

Berceau des Bourbons
L’Allier est une contrée dont l’histoire rejoint celle des sires et ducs de Bourbon. L’emplacement stratégique de la province a fait profiter la lignée de la bienveillance des rois de France pendant 5 siècles. Le Bourbonnais était alors garant de la sécurité du royaume de France face à l’Aquitaine anglaise et au duché de Bourgogne. Cette puissance s’est éteinte lors de la reprise des terres par François Ier en 1531. Revers du sort, Henri IV allait faire accéder les Bourbons au Trône de France quelques années plus tard.
8 rois sont issus de la lignée : Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.
Plus de 500 châteaux et belles demeures
L’Allier a conservé en très grande partie les limites de l’ancienne province du Bourbonnais. Territoire de défense, il est toujours truffé aujourd’hui de vieux donjons, de forteresses médiévales, de châteaux, manoirs et gentilhommières… Plus de 500 châteaux et belles demeures habillent ainsi les paysages de l’Allier. Parmi eux, une soixantaine ouvre ses portes à la visite. Demandez la carte des châteaux en Bourbonnais dans la rubrique brôchure.
Souvigny, ensemble prieural clunisien
Cédée par Aymard, sire de Bourbon, aux moines de Cluny, les terres de Souvigny vont accueillir un monastère. Deux des cinq premiers abbés de Cluny, Mayeul et Odilon, meurent à Souvigny et, canonisés, attirent de nombreux fidèles en pèlerinage.
Le tombeau des deux saints abbés, découvert dans la crypte de l’église prieurale en 2001, fait l’objet d’une exposition dans le musée attenant. L’église abrite également la nécropole des ducs de Bourbon.
Patrimoine religieux – art roman
Les églises romanes, qui sont restées nombreuses dans l’Allier, présentent des architectures et des ornements d’influences auvergnate, berrichonne et bourguignonne.
Les édifices entièrement représentatifs d’une des trois influences sont assez rares. On compte Châtel-Montagne, Veauce et Chantelle parmi les modèles de roman auvergnat et l’église de Huriel pour le style berrichon. Quant à l’influence bourguignonne, la prieurale de Souvigny représentait une véritable incursion dans le territoire auvergnat. Partout ailleurs, les églises romanes de l’Allier mêlent architectures et ornements empruntés aux différents styles et ont toutes un charme qui leur est propre.
XIXe siècle. Napoléon III en villégiature à Vichy
Alors que l’empereur et sa cour se prennent d’intérêt pour la « reine des villes d’eaux », des chantiers importants vont transformer la ville : la création d’un parc à l’anglaise de 13 hectares sur les bords de l’Allier qui est endiguée. De nouveaux édifices fastueux, un casino… tout est fait pour divertir ces illustres personnages pendant leur séjour. La cité a conservé cette ambiance animée et programme de nombreuses festivités toute l’année.
XIXe siècle. Essor industriel
Cet essor a été spectaculaire à l’ouest du département, dans le bassin de Montluçon – Commentry où la population a doublé en un siècle : main d’œuvre venue pour l’exploitation de la houille, les forges, les verreries et autres industries. Avec le percement du canal de Berry, le minerai de fer arrive jusqu’à Montluçon et permet le développement de la métallurgie. De nos jours, le bassin Montluçonnais compte toujours des industries de pointe et notamment l’usine de fabrication de pneumatique Dunlop, installée en 1920.
XXe siècle. La guerre et l’occupation
L’Allier a vu situer l’action de cette période troublée sur son territoire. L’armistice signé à Rethondes en 1940 prévoit une zone dite « libre » qui concerne la moitié sud de la France. La ligne de démarcation traverse le département de l’Allier et Moulins en son centre.
Après avoir évoqué Clermont-Ferrand, Lyon et Marseille, c’est finalement Vichy qui est choisie pour accueillir le nouveau gouvernement. Plusieurs raisons ont emporté l’approbation du maréchal Pétain et de Pierre Laval : La bonne liaison avec Paris, la proximité de la ligne de démarcation, une ville peu peuplée habituée à recevoir des personnalités, une grande capacité d’accueil due aux nombreux hôtels et surtout un standard téléphonique moderne.
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